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Introduction

Il est assez inhabituel de devoir élaborer un protocole réservé aux critiques qui pourront, ou devront être apportées aux résultats expérimentaux que nous produirons. Pourtant, il nous est indispensable de le faire. La raison est simple : la démarche scientifique demande de prendre en compte les expériences passées dans le domaine d'étude pour en tirer des leçons et ne pas reproduire les mêmes erreurs, si erreurs il y a, et surtout de pouvoir en tirer les bénéfices. Comme l'histoire de la parapsychologie s'étale déjà sur plus de 120 ans, il y a beaucoup à apprendre, mais cela permet surtout de ne pas retrouver les mêmes problèmes. Ainsi, notre méthodologie prend en compte les critiques constructives reçues au cours des dizaines d'années d'expérimentation, mais également les conclusions qui y ont été apportées.

Par le passé, de nombreuses remarques ont été formulées à propos des protocoles expérimentaux, et, toujours, ces remarques portaient sur la démarche et non sur les résultats obtenus, qui eux n'était "que le résultat chanceux d'expériences mal menées". A chaque fois il a été démontré que ces critiques étaient infondées et ne pouvaient être reçues en tant que telles. Nous prendrons ainsi en compte ces faits pour avancer plus loin grâce à ces leçons.

Critiques expérimentales

Toutes les critiques expérimentales seront les bienvenues, puisqu'elles nous permettront d'améliorer nos protocoles et ainsi d'augmenter encore plus la valeur des résultats, qu'ils soient positifs ou négatifs. Cependant, une fois encore il ne suffira pas d'arguments rhétoriques pour critiquer, il faudra apporter des preuves expérimentales et reproductibles démontrant qu'un autre effet non pris en compte peut venir jouer une part dans le résultat observé. Il faudra également définir les conditions exactes dans lesquelles cette fraude opère, pour ainsi vérifier si cette remarque est recevable par rapport aux expériences menées. Ainsi, toute critique non reproductible expérimentalement et non quantifiable ne pourra être reçue.

Scepticisme

Le principe d'évolution de la science fait que toute théorie dite officielle est considérée comme vraie tant que l'on n'a pas prouvé qu'une autre était plus adaptée à décrire avec une meilleure précision l'objet de celle-ci. En effet, après plus de 4 siècles de pratique scientifique, nous pouvons retenir comme enseignement important que les disciplines qui s'y rattachent ne sont que des outils provisoires destinés à être remplacés lorsque d'autres théories plus adaptées voient le jour. La science n'est donc pas un modèle définitif, et s'il faut être sceptique quant aux théories nouvelles pour permettre de vérifier leur authenticité, il faut également l'être quant à nos propres conclusions et surtout sur le système idéologique/théorique sur lequel on se base. Les faits ont montré que de nombreuses théories nouvelles classées immédiatement et pendant des dizaines d'années au rang de pseudo-sciences se sont finalement avérées bien plus solides et expliquaient bien mieux les phénomènes observées que les théories qui les précédaient. Prenons quelques minutes pour analyser un exemple simple.

La théorie de la dérive des continents fut présentée pour la première fois par Alfred Wegener en 1912. Son accueil par la communauté scientifique de l'époque aura été plutôt désagréable pour lui. En effet, étant météorologue et astronome, les géologues de l'époque ne lui accordèrent aucun crédit et riaient tous de l'idée que les continents pourraient bouger. En effet, leur théorie à eux, acceptée comme une idéologie, parlait de l'évaporation progressive des océans qui faisait ainsi surgir les montagnes et les continents, et du refroidissement de la Terre qui, comme une pomme, voyait sa peau se rider, et donc se plisser. Ils avaient des preuves "solides", comme par exemple les fossiles retrouvés dans les Alpes, qui montraient bien qu'à une époque lointaine, ces sommets étaient recouverts par les océans. Et après tout, aucune force ne pouvait être capable de faire bouger les continents.

C'est ainsi que pendant 18 ans, Alfred Wegener améliorera sa théorie, la représentera plusieurs fois, et ne recevra toujours que les rires des géologues totalement hermétiques à l'idée qu'un météorologue puisse venir leur enseigner la géologie. Il mourra lors d'une expédition au Groenland en 1930. Sa théorie aurait pu être oubliée avec lui, mais d'autres y virent une meilleure explication que la "version officielle" des choses, et petit à petit, ils "repartirent à l'attaque", bénéficiant à chaque fois de nouvelles données.

Ce ne sera finalement qu'en 1968 environ, après de nombreux relevés océaniques montrant l'existence des dorsales océaniques, que la théorie sera adoptée et reconnue.

Ce qu'il faut retenir de tout cela, c'est que le scepticisme scientifique ou pseudo-scientifique (selon les cas), aura toujours eu l'effet bénéfique d'améliorer les théories nouvelles qui lui étaient présentées. Néanmoins, il faut également constater que ce scepticisme naturel ne doit pas devenir idéologique et bloquer toute nouvelle théorie pour la simple et bonne raison qu'elle ne nous plait pas. Dans le cas de la tectonique des plaques, l'ancienne théorie a été totalement abandonnée et est maintenant considérée comme une ineptie, la meilleure preuve étant qu'il est devenu de nos jours très difficile de trouver des documents en parlant, alors qu'il s'agissait encore de l'explication officielle il y a de cela moins de 40 ans. Il faut constater que lorsque la science finit par avouer que son "sur-scepticisme" lui a fermé les yeux devant une théorie expliquant les événements de la nature bien mieux que ce qu'elle pensait avant, la réaction d'oubli forcé est très forte. Combien d'entre vous ont déjà entendu parler de l'ancienne théorie de la géophysique terrestre ? Probablement peu d'entre vous.

Ainsi, si le scepticisme est de rigueur pour tester toute nouvelle théorie (et il doit donc être de mise pour toute étude portant sur la parapsychologie), il ne doit pas être idéologique, et devant les faits accomplis, il faudra un jour arrêter de tout nier en bloc pour commencer à étudier en profondeur ces phénomènes afin de pouvoir essayer de les comprendre, et s'il le faut, et il le faudra certainement, élaborer une nouvelle théorie de la physique, voir peut-être également d'autres domaines qui prendront en compte les phénomènes psychiques qui se seront avérés êtres réels après confirmations expérimentales.

Lorsque des expériences démontrent des résultats qui ne peuvent être expliqués par la science officielle, il faut être sceptique et vérifier qu'ils ne sont pas causés par des erreurs. Néanmoins, quand il est avéré qu'ils sont parfaitement reproductibles et démontrent donc bien un phénomène qui devient par définition "inexpliqué", alors il convient de pousser les études dans ce domaine pour réussir à finalement les expliquer, et sans avoir peur de devoir élaborer de nouvelles théories. Cessons de vouloir nous réfugier par crainte de l'inconnu dans nos pseudo-acquis, et osons affronter les nouveaux défis que posent ces résultats !

Critiques idéologiques

Enfin, toutes les critiques idéologiques seront rejetées. Pourquoi ? La raison est simple. Si la zététique parait au premier abord un bon moyen de débusquer les charlatans, chose qu'elle fait très bien, la plupart de ses représentants, auto-nommés, manquent de sens critique et ont tendance à rejeter en bloc ce qui ne semble pas conforme à leur idéologie. En effet, comme cette "méthode" ne possède aucune démarche établie, dans la majorité des cas de critiques systématique des résultats de la parapsychologie, aucune preuve expérimentale qui puisse être recevable et reproduite n'est apportée. Le seul argument est toujours la rhétorique. Or, comme nous suivons de notre côté une démarche utilisant la méthode scientifique, qui est définie par l'apport de preuves expérimentales ainsi que leur reproduction, nous ne pourrons nous attarder avec les éventuels commentaires ne présentant pas des faits expérimentaux établis et reproductibles démontrant une faille réelle et quantifiable dans nos expériences.

La science telle que nous la concevons ne doit pas être une idéologie qu'il est interdit de remettre en cause mais bien ce qu'elle était encore au début du siècle dernier, c'est-à-dire une manière d'expliquer le monde et les phénomènes qui s'y produisent de manière formelle et basée sur l'expérimentation et la reproduction. La rhétorique n'a jamais été un argument scientifique valable dans aucun domaine scientifique, il n'y a donc aucune raison de l'accepter en parapsychologie, que ce soit du côté des expérimentateurs comme du côté des critiques. Toute démarche scientifique doit être basée sur l'expérience, la reproduction, et la formulation de théories pour expliquer ce qui a été observé. Ainsi, toute théorie psychique que nous pourrions émettre ne devra être basée que sur des expériences contrôlées, et les critiques qui pourront leur être opposées devront se baser sur des expériences contradictoires et reproductibles, ou ne pourront donc pas être prises en compte objectivement.

Article rédigé par : GregoryDF le 17 Octobre 2006
Dernière révision : 11 Septembre 2007 (Version 1.C)
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