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Un dispositif simple et universel

Le matériel nécessaire à l'élaboration de ce dispositif d'étude est simple à trouver, ne coûte presque rien, et est facile à dupliquer. Sa construction simple permet de pouvoir limiter les frottements éventuels tout en garantissant une bonne stabilité au repos. La pyramide est un élément qui peut trouver sa place partout facilement, peut être construit de différentes tailles, et peut même vous servir de décoration chez vous.

De plus, et comme expliqué sur cette page, la pyramide est un dispositif simple et dont l'influence par PK est à la portée de tout un chacun, ce qui constitue une donnée non négligeable dans une optique de duplication des résultats, car ainsi beaucoup plus de sources différentes pourront facilement dupliquer les expériences et, nous l'espérons, confirmer ainsi les résultats obtenus.

Un dispositif stable ?

On a longtemps entendu dire de la part de personnes sceptiques que ce dispositif n'était pas stable. Pour savoir ce qu'il en est vraiment, nous allons l'étudier convenablement, d'abord au repos, puis soumis à une série de conditions habituellement décrites comme des biais involontaires possibles. Ainsi, si la pyramide s'avère être stable, tout du moins utilisé dans certaines conditions, alors seulement ce dispositif pourra répondre aux besoins nécessaires à l'étude de la macro-psychokinésie.

Stable au repos ?

Pour que le dispositif expérimental puisse être utilisé dans le cadre d'une étude sur la réalité du phénomène de macro-PK, il faut que celui-ci réunisse plusieurs conditions, dont la première est d'être stable au repos, ce qui nous permettra ainsi de savoir que s'il bouge, c'est impérativement parce qu'il a subit une influence quelle qu'elle soit. A partir de là, il faudra isoler les facteurs, et quand tous les biais auront été éliminés, s'il y a mouvement à partir d'une position stable de repos, alors les chances que l'origine du mouvement soient un phénomène PK sont grandes.

Voyons donc si la pyramide peut répondre à cette condition de stabilité :

Expérience #001 : Vidéo au format Flash Vidéo - 320x240 - 3.5 Mo

La vidéo présentée ci-dessus (cliquez-ici pour télécharger la version intégrale Haute Qualité, Quicktime 640x480 - 65.4 Mo) a été réalisée dans les conditions suivantes : la pièce est normale, environ 15m² en L. La pyramide se trouve au centre de l'endroit le plus spacieux. La porte, qui ne mène pas directement vers la pyramide, possède un léger jour laissant passer les courants d'air, la pièce n'est donc jamais exemple de mouvements d'air. La fenêtre à gauche n'est pas totalement étanche non plus mais il n'y a pas eu de courants d'air particuliers pendant la prise. Je me trouve à environ 1m de la pyramide, dans le sens "pyramide-caméra-expérimentateur". Je ne souffle donc pas directement dessus, mais je ne me retiens pas spécialement de bouger même si mes mouvements restent relativement faibles en intensité. Mais je reste néanmoins présent dans la pièce donc. Durant les 16 minutes de prise, je travaillais sur mon ordinateur, comme on peut le voir en bas à gauche sur le pot en verre qui surélève le dispositif, dans le reflet. La pièce était environ à 24°C.

Bref, les conditions de tournage étaient donc particulièrement révélatrices pour étudier le comportement naturel du dispositif au repos.

Etude de l'expérience

Comme vous pouvez le voir durant ces 16 min de vidéo, la pyramide n'a pas bougée dans un environnement normal d'utilisation. La pièce était probablement soumise à des mouvements d'airs et à une convection thermique globale (un ordinateur étant présent à côté du bureau et il sort l'air chaud contre le mur à 40°C), seulement ces effets sont globaux et ne sont pas dirigés particulièrement vers la pyramide. Celle-ci les subit de manière globale et ne voit donc pas ni sa position ni sa stabilité modifiées.

Conclusion : La pyramide sur aiguille est bien un système stable au repos.


Etude des biais involontaires possibles

Maintenant que nous avons vu que la pyramide était stable au repos, il nous faut étudier tous les cas de figure où l'expérimentateur pourrait malgré lui, de manière involontaire, provoquer un mouvement de la pyramide et donc laisser croire à un effet psi éventuel. Ceci est indispensable également pour déterminer les conditions qui permettront d'éviter tous ces biais possibles, de manière à être certain que si un mouvement se produise, alors il ne pourra être causé par un des biais étudiés ici.


Expérience #001 - Expérience #002 - Expérience #003 - Expérience #004 - Expérience #005
Expérience #006 - Expérience #007 - Expérience #008a - Expérience #008b - Expérience #009


Attitude du dispositif face à la respiration du pratiquant

Commençons donc par le plus cité. Une question qui s'est longuement posée était de savoir quelle était l'influence réelle de la respiration du pratiquant par rapport à sa pyramide. Certains disent que cela n'influe pas le dispositif, et d'autres pensent que si. Nous allons donc vérifier expérimentalement ce qu'il en est.

Expérience #002 : Vidéo au format Flash Vidéo - 320x240 - 4.3 Mo

La vidéo présentée ci-dessus (cliquez-ici pour télécharger la version intégrale Haute Qualité, Quicktime 640x480 - 24.5 Mo) a été réalisée selon le protocole suivant : le dispositif global est le même que celui utilisé lors du test au repos. Cette fois-ci par contre, l'expérimentateur va se disposer à différentes distances de la pyramide (mesurées avec un mètre) et respirer/parler normalement pour voir si la pyramide réagit ou non. Les distances retenues sont les suivantes : 30cm, 50cm et 80cm. Ensuite, la hauteur vis-à-vis du dispositif sera également testée, en prenant une position plus élevée, puis en face et enfin plus basse.

Etude de l'expérience

Nous voyons durant cette expérience qu'à une distance de 30cm, l'influence est directe et le dispositif n'est plus du tout stable. Quand on passe à 50cm, l'influence est plus faible, mais encore présente, et comme nous le montre l'expérimentateur, on peut même essayer de contrôler le sens de rotation en respirant d'un côté ou de l'autre. Néanmoins, il faut remarquer qu'à cette distance, les mouvements occasionnés, même s'ils sont clairement présents, ne dépassent jamais le 1/4 de tour.

Enfin, à 80cm, la respiration ne semble plus avoir d'effet sur la pyramide. En effet, la vidéo nous montre que même avec des respirations forcées, nasale ou buccale, la pyramide ne réagit en aucun cas. Cette distance semble donc être le minimum conseillé pour garantir une expérience sans biais respiratoire. Néanmoins, la suite de la vidéo nous montre une autre piste possible vers un biais éventuel.

La position en hauteur relative par rapport à la pyramide semble également jouer un rôle. Une position de la bouche en face de la pyramide entraine des mouvements assez forts et facilement directifs vis-à-vis de la pyramide. Par contre, si l'on se trouve plus haut, cette influence ne se reproduit plus. Et pour terminer, plus bas, il n'y a plus aucune influence du fait que le meuble empêche toute influence respiratoire.

Nous pouvons donc conclure après cette expérience qu'il est indispensable, pour maintenir la stabilité parfaite de la pyramide en condition d'expérimentation, de se tenir à plus de 80cm de celle-ci. Par mesure de précaution, nous exigerons-même une distance minimale d'1m, permettant de garantir ainsi une stabilité exemplaire à la pyramide vis-à-vis de la respiration du pratiquant.

Egalement, il est fortement conseillé dans la mesure du possible de ne pas se tenir directement en face du dispositif. Ceci éloigne encore plus toute possibilité de biais respiratoire.

Conclusion : La distance entre le dispositif et l'expérimentateur doit être d'au-moins 1m. De plus, il est recommandé de ne pas être positionné directement face à la pyramide.


Attitude du dispositif face aux courants d'air

Nous allons cette fois-ci étudier les réactions de la pyramide face aux courants d'airs, pour savoir jusqu'à quel point le dispositif est stable. Nous allons donc ouvrir une fenêtre d'abord un peu, puis complètement pour voir quelle quantité de courants d'air est nécessaire pour déstabiliser la pyramide.

Expérience #003 : Vidéo au format Flash Vidéo - 320x240 - 2.3 Mo

La vidéo présentée ci-dessus (cliquez-ici pour télécharger la version intégrale Haute Qualité, Quicktime 640x480 - 12.9 Mo) a été réalisée selon le protocole suivant : le dispositif global est le même que celui utilisé lors du test au repos. Cette fois-ci par contre, l'expérimentateur va ouvrir puis fermer une fenêtre pour évaluer l'impact de courants d'air sur les mouvements éventuels de la pyramide qui pourraient en résulter.

Etude de l'expérience

Nous avons donc commencé l'étude en ouvrant la fenêtre d'environ 30cm. La fenêtre est située à gauche de la pyramide sur la vidéo, à environ 2m. Il n'y avait pas particulièrement de vent durant la prise dehors, mais surtout un différentiel thermique entre l'intérieur et l'extérieur. La fenêtre est ouverte à la seconde 14 de la vidéo intégrale, et on remarque que la pyramide ne se met à bouger qu'à partir de la seconde 22. L'effet du brassage d'air dans la pièce n'est donc pas immédiat si l'on n'ouvre pas complètement la fenêtre.

Néanmoins, nous pouvons remarquer qu'à partir de ce moment, elle ne cessera plus vraiment de bouger tant que la fenêtre sera ouverte. Il convient donc d'effectuer les expériences en l'absence de courants d'air dans la pièce c'est à dire portes et fenêtres closes. Mais pas la peine de fermer hermétiquement la pièce non plus, puisque la pièce où est réalisée l'expérience est tout sauf hermétiquement fermée, puisqu'il y a un jour sous la porte et la fenêtre laisse passer un fin courant d'air frais en permanence. Mais ceci est trop faible pour avoir un impact sur le dispositif d'étude.

Enfin, analysons maintenant l'effet produit par la fermeture de la fenêtre, vers la seconde 44. Comme pour l'ouverture de la fenêtre, il faudra attendre un petit instant avant que la pyramide se stabilise de nouveau. La stabilité semble atteinte vers 55 secondes, mais ne sera réelle qu'à 66s, soit 22s plus tard. Il conviendra donc de patienter quelques minutes au début de chaque expérience pour vérifier qu'il n'y ait plus de courants de brassage d'air dans la pièce suffisamment forts pour faire bouger le dispositif.

Conclusion : Il est indispensable de réaliser les expériences dans une pièce close où l'on peut limiter au maximum les éventuels courants d'air. De plus, il faudra attendre 2 min avant de commencer une étude pour laisser le temps à la pyramide de se stabiliser.


Effet de la proximité des mains sur le dispositif

Parmi les biais souvent cités lors de la soi-disant production d'effets PK sur une pyramide, la convection thermique induite par les mains est toujours en bonne place. En effet, selon les sceptiques, cette différence de température suffit largement à expliquer pourquoi la pyramide tourne quand les pratiquants mettent leurs mains autour de la pyramide. Nous allons donc voir ce qu'il en est.

Expérience #004 : Vidéo au format Flash Vidéo - 320x240 - 5.1 Mo

La vidéo présentée ci-dessus (cliquez-ici pour télécharger la version intégrale Haute Qualité, Quicktime 640x480 - 25.6 Mo) a été réalisée selon le protocole suivant : le dispositif global est le même que celui utilisé lors du test au repos. Pour cette expérience particulière, nous avons utilisé le dispositif suivant : Thermomètre InfraRouge Voltcraft IR-360, qui nous permettait ainsi de pouvoir connaitre avec une bonne certitude la température du dispositif ainsi que celle des mains. De cette manière, nous ne manions pas des approximations, mais des valeurs définies, et nous avons donc pu constater que le différentiel thermique entre la pyramide et les mains de l'expérimentateur était de 10°C. Enfin, voici donc maintenant l'étude de la vidéo.

Etude de l'expérience

Comme expliqué en introduction, nous commençons l'expérience par une prise de températures. Pour vous permettre de vérifier que la température est bien prise aux bons endroits, j'ai activé la fonction pointeur laser du thermomètre, ce qui fait que la température est prise au niveau du point rouge. Les résultats de la mesure donnent donc un différentiel de 9.8°C entre la pyramide et les mains. Voyons voir si ceci est suffisant pour créer un mouvement.

Déjà, on constate qu'il n'est pas évident de s'approcher si près de la pyramide sans la toucher, et donc sans l'influencer directement. Néanmoins, ensuite, quand je mais un côté de main complet sous la pyramide, et que par mégarde j'occulte une partie de l'écran, on voit bien que la pyramide ne réagit pas du tout, ni au différentiel thermique, ni d'ailleurs aux micro-mouvements des mains.

Ensuite, nous avons essayé avec les mains autour de la pyramide, pour voir si c'était cette configuration particulière qui provoquait les mouvements. Comme on le voit nettement, le seul mouvement que fera la pyramide dans cette disposition particulière s'effectue au début, et est donc fort probablement imputable à l'avancée des mains vers le dispositif, ce qui crée une perturbation dans l'air autour de la pyramide et la fait tourner légèrement. Mais ensuite, les mains restent, mais aucun mouvement ne commence. De plus, comme nous le montrons ensuite, les mouvements sont plutôt causés par les mouvements brusques des mains autour de la pyramide plutôt que par une éventuelle convection thermique, qui, il faut bien l'admettre, semble totalement absente ou au moins inefficace sur le dispositif.

Enfin, et comme montré à la fin de l'étude, des petits mouvements répétés proches de la pyramide alliés à la respiration techniquement plus proche font que le dispositif perd toute stabilité correcte. D'ailleurs, revenons sur ce point. En mettant les mains proches de la pyramide, la respiration du participant est techniquement plus proche que les limites que nous avons fixées lors de l'expérience #002. Il sera donc conseillé d'éviter de mettre ses mains proches de la pyramide, et non pas à cause d'éventuels effets thermiques non observés en pratique, mais plutôt pour éviter tout effet indésirable de la respiration.

Conclusion : Nous n'avons pas pu mettre en évidence de biais involontaire induit par une convection thermique créée par le différentiel de température entre les mains et la pyramide. Néanmoins, les mouvements d'approche, brusques et répétés peuvent eux engendrer un mouvement. De plus, approcher ses mains du dispositif ne permet plus de répondre à l'impératif de distance décidé lors de la conclusion de l'expérience #002. Il faudra donc éviter de garder ses mains proches de la pyramide lors des études.


Etude de la réaction de la pyramide à une légère poussée

Il arrive souvent que des personnes aient plus de facilités à faire effectuer une rotation inverse à la poussée originale plutôt qu'un mouvement à partir d'un état stable. Nous avons donc décidé d'étudier la question pour savoir si ce retour peut être considéré comme particulier ou s'il est parfaitement normal.

Expérience #005 : Vidéo au format Flash Vidéo - 320x240 - 4.1 Mo

La vidéo présentée ci-dessus (cliquez-ici pour télécharger la version intégrale Haute Qualité, Quicktime 640x480 - 25.8 Mo) a été réalisée selon le protocole suivant : le dispositif global est le même que celui utilisé lors du test au repos. Nous avons durant l'expérience poussé à plusieurs reprises et dans les deux sens la pyramide de manière à voir si elle revenait vers le point d'origine du mouvement, ou si elle prenait comme nouveau point d'origine son point d'arrêt. Ensuite, nous avons également testé les mêmes conditions mais appliquées cette fois à une pyramide non pas sur une aiguille de couture mais sur un pic apéritif, en bois, suffisamment pointu mais présentant plus de frictions avec le papier. Voyons donc les résultats.

Etude de l'expérience

Lors de la première poussée, la pyramide effectue bien un léger retour, qui est peut être la source des affirmations disant qu'elle revient naturellement. Cependant, il faut relativiser les choses, le retour n'ayant été que d'environ 1mm, bien loin du demi-tour qu'elle vient d'effectuer. De plus, et pour appuyer ceci, lors des quatre poussées suivantes, il ne se produit aucun retour. Bref, dans un cas comme dans l'autre, nous devrons conclure que si un retour d'1mm peut être normal, pour éventuellement retrouver un équilibre, la pyramide est toujours en équilibre parfait et prendra comme position d'origine sa position d'arrêt. Elle ne cherchera jamais naturellement à retourner à son précédent point fixe.

Avec la version sur pic apéritif, on note là aussi un retour la première fois, d'une même amplitude, c'est-à-dire quelques degrés, donc faible par rapport au mouvement décrit. Les autres fois, pas vraiment de retour, mais surtout, on note beaucoup plus de frottements et un arrêt très rapide. De plus, l'utilisation d'un pic apéritif, qui semble préférable pour lutter contre les petits mouvements d'air, semble ici augmenter les effets de retour, qui ont été un peu plus fréquents qu'avec la version sur aiguille. Néanmoins, leur intensité n'était jamais suffisante non plus pour parler de retour, le mot stabilisation semble plus approprié.

Conclusion : Nous pouvons donc dire avec une certaine confiance que si la pyramide peut, après un mouvement de rotation, revenir dans l'autre sens, ce retour ne dépassera jamais quelques degrés. Mais dans la plupart des cas, il n'y aura aucun retour et le dispositif adoptera son point d'arrêt comme nouvelle position stable.


Etude du comportement face à l'électricité statique

Au niveau des biais possibles causés par la présence des mains, l'électricité statique dégagée par celles-ci est en bonne place. Nous avons donc voulu savoir ce qu'il en était vraiment, et à quelle distance cette force pouvait-elle faire tourner la pyramide de manière significative. Egalement, nous en avons profité pour tester l'influence éventuelle d'un aimant sur la pyramide en papier. On ne sait jamais après tout !

Expérience #006 : Vidéo au format Flash Vidéo - 320x240 - 4.1 Mo

La vidéo présentée ci-dessus (cliquez-ici pour télécharger la version intégrale Haute Qualité, Quicktime 640x480 - 21.5 Mo) a été réalisée selon le protocole suivant : le dispositif global est le même que celui utilisé lors du test au repos.

Etude de l'expérience

Nous commençons donc l'étude par le plus simple, c'est à dire approcher son doigt de la pyramide pour voir s'il y a un effet électrostatique. Nous constatons vite que non, il n'y a aucun effet. Seulement, nous avons déjà vu des cas où un phénomène électrostatique était bien à l'œuvre, donc il fallait persister un peu. Après une rapide charge en se frottant les cheveux, l'expérimentateur obtient cette fois-ci un petit effet. Mais petit, parce que la pyramide ne bouge vraiment pas beaucoup. On notera d'ailleurs que l'effet produit est un effet d'attirance, pas vraiment utilisable donc. Dans tous les cas, il faut une extrême proximité pour produire un effet, et donc il ne pourra s'agir en aucun cas d'un effet involontaire. Des documents vidéo ont déjà été réalisés à ce sujet, et même dans le cas d'un fort chargement, ce que nous n'avons pas pu démontrer ici, l'effet ne se produisait jamais à plus de 5mm.

Passons maintenant à l'influence éventuelle d'un aimant. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo, et comme c'était attendu finalement, la seule chose qui subit un effet avec l'aimant c'est l'aiguille. La pyramide en papier n'est pas perturbée. Et concernant la pyramide en aluminium, il semblerait qu'elle soit déjà un peu plus sensible, mais comme montré vers la fin de la vidéo, les mêmes mouvements sans aimant mais avec un objet produiraient certainement les mêmes déplacements d'air qui feraient tout autant bouger le dispositif. Mais bon, il est clair qu'il faut préférer le papier comme support, où l'influence est nulle pour l'aimant et faible pour l'électro-statisme.

Conclusion : Les effets d'électro-statisme des doigts semblent bien réels mais très limités en intensité et en distance. Ainsi, même si cette expérience n'est pas entièrement concluante, au-delà d'1 cm il ne semble plus y avoir d'effet possible, ce qui rend caduque toute possibilité de biais éventuel par ce moyen, vu que nous avons décrété qu'il fallait tenir ses mains éloignées du dispositif. De plus, l'usage d'une pyramide en aluminium est déconseillé pour sa plus grande sensibilité aux courants d'air.


Etude des conséquences éventuelles d'un mauvais équilibrage du dispositif

La question de l'équilibrage de la pyramide sur l'aiguille a souvent été posée. Est-ce que le fait qu'elle ne soit pas pliée et/ou équilibrée correctement affecte la stabilité du dispositif ? Nous avons décidé de tenter l'expérience pour en savoir plus et savoir quels biais pouvaient induire un mauvais montage.

Expérience #007 : Vidéo au format Flash Vidéo - 320x240 - 3.6 Mo

La vidéo présentée ci-dessus (cliquez-ici pour télécharger la version intégrale Haute Qualité, Quicktime 640x480 - 20.4 Mo) a été réalisée selon le protocole suivant : le dispositif global est le même que celui utilisé lors du test au repos. Cependant, la pyramide est cette fois-ci pliée à l'envers, et son point de pivot est décalé par rapport au centre, la rendant de ce fait déséquilibrée et plus lourde d'un côté. De plus, elle présente un côté avec une surface plus grande, apparemment plus sensible aux courants d'air donc.

Etude de l'expérience

La vidéo de l'expérience commence une fois la pyramide en place. En effet, le premier essai de disposition décentrée s'est avéré infructueux, la pyramide étant tombée après quelques secondes. Cette version éphémère du dispositif n'étant pas utilisable de toute façon, nous l'avons donc coupé au montage. Mais revenons à la suite, où elle était toujours décentrée, mais cette fois-ci de manière à rester tout de même stable sur l'aiguille.

Le premier test, en plus de la stabilité qui est vite trouvée, sera de voir si, avec sa plus grande surface exposée, elle devient plus sensible à la respiration. Comme nous avons estimé que 80cm était une distance où la respiration n'avait plus d'influence sur un système normal, nous avons choisi cette distance pour vérifier si c'était encore le cas ici. Comme vous pouvez le voir, la pyramide ne sourcille pas, et donc même avec une plus grande surface, et surtout déséquilibrée, la pyramide ne semble pas plus sensible à la respiration au-delà de 80 cm. Notre définition de la distance minimale semble donc plutôt bonne :)

Ensuite, nous avons testé ses réactions face à de légères poussées. Le résultat est encore plus clair que la version normale, puisque dans aucun des cas, elle n'est revenue en arrière, pas même pour se stabiliser. Bref, un problème d'équilibrage ne semble pas du tout affecter la stabilité du dispositif.

Conclusion : Un problème d'équilibrage de la pyramide n'entraine pas de plus grande sensibilité aux biais involontaires courants, et donc ce motif ne pourra être retenu comme explication d'une attitude anormale de la pyramide lors d'expériences. Néanmoins, il est facile de bien l'équilibrer, donc veillez à le faire correctement.


Attitude du dispositif face à une source de chaleur

Pour aller plus loin que l'expérience #004 concernant un éventuel effet de convection thermique causé par les mains, nous avons décidé de tester les réactions éventuelles de la pyramide face à une source de chaleur plus puissante, mais néanmoins pouvant être utilisée proche du dispositif : une lampe de bureau. En effet, plusieurs sources ont rapporté que leur pyramide se mettait parfois à tourner en présence d'une lampe à proximité. Nous allons donc voir si l'effet est quantifiable et comment s'en prémunir s'il existe bien.

Expérience #008a : Vidéo au format Flash Vidéo - 320x240 - 9.3 Mo

La vidéo présentée ci-dessus (cliquez-ici pour télécharger la version intégrale Haute Qualité, Quicktime 640x480 - 64.3 Mo compressée dans une archive .rar) a été réalisée selon le protocole suivant : le dispositif global est le même que celui utilisé lors du test au repos. Nous allons ajouter ensuite une lampe de bureau équipée d'une ampoule au Krypton de puissance 40W pour voir si les mouvements de convection thermique qu'elle va créer seront suffisants pour faire tourner le dispositif. (Voir une photo du dispositif)

Etude de l'expérience

Alors, notons tout d'abord qu'au début de l'expérience, la pyramide est à 27.4°C, soit la température de la pièce. Elle est stable, mais peut néanmoins bouger librement et avec juste quelques mouvements d'air comme le montrent les mouvements qu'elle effectue au début du test lorsque l'expérimentateur approche ses mains.

L'ampoule de la lampe est placée juste en bord droit de cadre, hors champ, pour ne pas détériorer l'image plus qu'elle ne l'est déjà. La mesure de distance indique 7cm environ (6cm énoncés par l'expérimentateur qui correspondent à la distance minimale entre les deux, mais par rapport aux plis on peut rajouter 2cm. Une moyenne de 7cm sera donc retenue).

Après 25s, on voit que l'ampoule est déjà à 90°C, créant donc inévitablement un mouvement de convection thermique autour d'elle. Cependant, à 7cm, la pyramide ne semble pas sourciller et reste parfaitement stable. Après 4min30s d'allumage de l'ampoule, celle-ci est désormais à 230°C, soit 200°C de plus que la pyramide qui est désormais à 32.9°C du côté de l'ampoule et 30°C du côté opposé. Une différence thermique est donc bien présente puisque la pyramide ne chauffe pas uniformément. Ceci aurait probablement du la faire tourner, mais d'après l'expérience, ça ne suffit pas puisque la pyramide reste toujours parfaitement stable.

Vers la fin de l'expérience, après 10 minutes d'exposition à la lampe, la pyramide est à 33.8°C du côté "chaud" et 31.7°C du côté "froid", pour une ampoule à 246°C. Ces plus de 210°C de différence induisent inévitablement une convection thermique, l'air étant dans la pièce à 27°C environ. Cependant, la pyramide ne bouge pas. Il faut donc se rendre à l'évidence, une source de chaleur proche d'une pyramide entrainera une convection thermique, mais même de 200°C, il ne sera pas suffisamment puissant pour la faire bouger.

Enfin, pour aller un peu plus loin, l'expérimentateur a testé l'effet que pouvait avoir une occultation de la source de chaleur avec les mains, chose pouvant se produire si le pratiquant amène ses mains proches de la pyramide. La question est donc de savoir si une variation de l'intensité thermique imposée à la pyramide suffirait à la faire bouger. La réponse expérimentale est non, puisque même ainsi, elle ne bouge pas.

Conclusion : Après cette expérience, il devient clair que l'effet de convection thermique ne peut en aucun cas être imputable à un mouvement de rotation du dispositif, puisque même avec un différentiel de 200°C, aucun mouvement ne se produit. Attention par contre, cette conclusion n'est valable que pour le dispositif étudié, c'est à dire une pyramide en papier. Il est probable qu'une pyramide en aluminium, possédant donc un coefficient de diffusion thermique plus élevé que le papier, soit plus sensible. Mais pour cette raison, nous recommanderons de ne pas en utiliser et de rester toujours à une version papier.


Expérience complémentaire sur l'étude des effets de la convection thermique sur le dispositif expérimental

Expérience #008b : Vidéo au format Flash Vidéo - 320x240 - 3.5 Mo

La vidéo présentée ci-dessus (cliquez-ici pour télécharger la version intégrale Haute Qualité, Quicktime 640x480 - 19.3 Mo) a été réalisée selon le protocole suivant : le dispositif global est le même que celui utilisé lors du test au repos. De plus, et pour aller encore plus loin que l'expérience #008, l'ampoule a été rapprochée de la pyramide vers un point où elle ne sera jamais présente en conditions d'utilisations normales, mais pour ainsi être certains de la conclusion que nous avons énoncée. Cette expérience se déroule quelques minutes après la #008, et l'ampoule n'a pas été éteinte, mais au contraire rapprochée du dispositif. Egalement, elle a été placée légèrement plus bas que la pyramide, pour pouvoir laisser au courant de convection thermique le temps de prendre un peu de force et d'espace de diffusion.

Photo globale du dispositif - Vue de derrière - Vue de dessus

Etude de l'expérience

La configuration spéciale de cette expérience est la suivante désormais. L'ampoule se trouve à 1.5cm sous le niveau de la pyramide, et 2cm à sa droite. L'ampoule est allumée depuis 20 minutes et est présente dans le cadre. Sa température est de 242.7°C et la pyramide est désormais à 42.0°C (à cause de la proximité de l'ampoule).

Pour vérifier qu'il y a bien un mouvement de convection thermique, des mesures de la température de l'air (ou du mur éventuellement) sont réalisées. Rappelons que la pièce était à 27°C avant l'expérience. D'abord au dessus de l'ampoule, on trouve une température de 34°C. Ensuite, à 50cm à gauche, 28°C, et 25cm à droite, 28.5°C. Ces mesures confortent donc l'idée qu'il y a bel et bien un courant thermique ascendant et que celui-ci est tout de même conséquent.

Cependant, comme la vidéo l'atteste, la pyramide ne bouge pas plus et conserve une parfaite stabilité, même dans ces conditions extrêmes.

Conclusion : Même avec cette expérience complémentaire bien plus vicieuse que la précédente, nous n'avons pu mettre en lumière un quelconque effet de convection thermique capable d'influencer la pyramide. Pour un dispositif conforme aux recommandations que nous émettons, un mouvement ne pourra en aucun cas être causé par un effet de convection thermique.


Etude des conséquences d'une mauvaise verticalité de l'aiguille

Cette étude est en quelques sortes une suite de l'étude #007. Cette fois, au lieu de vérifier l'effet sur sa stabilité d'un mouvement équilibrage de la pyramide, nous avons décidé de tester ce qu'il advient si c'est l'aiguille qui n'est pas bien verticale.

Expérience #009 : Vidéo au format Flash Vidéo - 320x240 - 3.8 Mo

La vidéo présentée ci-dessus (cliquez-ici pour télécharger la version intégrale Haute Qualité, Quicktime 640x480 - 22.8 Mo) a été réalisée selon le protocole suivant : le dispositif global est le même que celui utilisé lors du test au repos. L'aiguille est ensuite simplement appuyée pour ne plus être verticale, rien d'autre ne change.

Etude de l'expérience

Les tests effectués sont les mêmes que pour l'expérience #007, à savoir étude de l'effet de la respiration à 80cm, distance habituellement sûre. Puis étude des effets d'une poussée du dispositif pour voir s'il revient sur lui-même en s'arrêtant ou s'il entre dans un nouvel état d'équilibre.

Concernant l'effet de la respiration à 80cm, aucune perturbation ne semble atteindre la pyramide, qui reste parfaitement stable. A priori donc, la distance de 80cm semble parfaitement convenir dans tous les cas de figure, que le dispositif soit idéal ou même mal fait.

Concernant maintenant les effets d'une poussée, elle ne revient jamais sur elle-même, et est donc bien en état d'équilibre dès l'instant où elle s'arrête. Tout mouvement de retour constituera donc bien un mouvement surprenant.

Conclusion : Après cette deuxième étude sur les effets d'un mauvais dispositif, force est de constater que ceci n'altère pas ses qualités et il reste parfaitement stable et en bon équilibre. Ceci renforce d'ailleurs notre choix de la pyramide comme dispositif expérimental.


A suivre, une étude des biais volontaires pour apprendre à les reconnaitre et améliorer son esprit critique. De plus, n'oubliez pas que si vous pensez avoir découvert un autre biais involontaire possible, vous pouvez venir nous le suggérer directement dans le forum concerné. Ceci nous permettra d'être toujours plus sûrs des résultats proposés. Merci par avance pour votre aide.

Article rédigé par : GregoryDF le 01 Septembre 2007
Dernière révision : 19 Septembre 2007 (Version 1.22)
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